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Danielle Bourgeois

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amour de mères

Amour de mères

Elles ont été inventives ou traditionnelles, certaines instinctives alors que d’autres, après des années, s’en tiennent encore absolument à la recette. Les petites attentions pour chacun, trois plats différents sur la table chaque soir, le pain boulangé la fin de semaine, les repas préparés d’avance, le prêt-à-manger de l’épicerie parfois. Le végé, bio et local mis en lumière chez Perle, dont la mère cuisinait un dhal de lentilles corail et des chapatis dont le goût et l’odeur ne s’éteignent pas. Dessert ou pas dessert, telle est la question. Les galettes ou les tartes? Le mietton fraises-sucre d’érable (savant mariage de vieux pain de fesse, crème fraîche, fraises juteuses et sucre d’érable râpé) chez notre chef Kim qui n’hésite jamais à faire revivre les plats de son enfance sur ses menus… La cuisine entre voisines avant les cuisines collectives, les corvées de conserves, les lunchs chaque jour.

Tant de manifestations de leur amour de mères 

Mères nourricières

Nos mères cuisinières et nourricières, chacune à sa mesure. Parce qu’elles n’ont pas toutes eu le même intérêt ou les mêmes habiletés. Elles n’ont pas toutes eu le même temps à y mettre ou les mêmes ressources. Mais elle l’ont fait, par amour et pour faire plaisir. Sébastien B, se rappelle le temps que sa mère mettait à préparer ces petites truites qu’il avait pêchées avec son père et son frère… un vrai travail de moine. Pour Danielle, c’est le temps précieux passé à cueillir des petits fruits. Bleuets sauvages, petites poires, graines rouges, framboises, petit thé, groseilles, gadelles ou pimbinas qui n’avaient pas de secrets pour sa mère.

Tant de manifestations de leur amour de mères 

Elles en ont passé du temps aux chaudrons

Avec nous dans les pattes, tout curieux que nous ayons pu être, partageant leurs connaissances et engendrant parfois des chefs (comme Sébastien N, qui a toujours su qu’il passerait sa vie dans une cuisine!) ou plutôt seules… gardant jalousement pour elles le hâvre de paix que devenait leur cuisine. C’est ainsi qu’elles ont posé les bases de notre identité culinaire, à coups de commandes d’épicerie et de recettes souvent apprises de leur propre mère, comme ces biscuits à la cuillère, tendres et moelleux, cuisinés de mère en fille chez Marie-Kim.

Tant de manifestations de leur amour de mères

Mères amoureuses des traditions

C’est aussi, au-delà de l’acte-même de cuisiner, des recettes et des menus, le souvenir de moments passés ensemble autour de la table, qu’elles ont gravé dans notre mémoire. Par exemple chez Mégan, le traditionnel souper de crabe que sa mère prépare dès le premier arrivage de la saison ou chez Marc-André la fondue chinoise des soirs d’occasion. Les mamans d’Isabelle et d’Arthur fêtent leur anniversaire à la même période qu’est célébrée la fête des mères… pourrait-on trouver meilleur prétexte pour partager un repas où se retrouvent sur la table homards et lasagne aux fruits de mer chez l’une et le fameux risotto aux champignons sauvages de l’autre? Les diners de jours d’école, les soupers pressés de soirs de semaine, les pique-niques du samedi ou les brunchs du dimanche… pour autant que nous soyons ensemble.

Tant de manifestations de leur amour de mères 

Mères rassembleuses

Et puis il y a tous ces grands rassemblements familiaux où les tables ne sont pas assez longues et larges pour tout contenir, grand-maman passant des heures en cuisine à préparer ce que chacun préfère comme dans la famille de Caroline (dont la mère, avec 4 enfants et un mari gourmand, s’est aussi toujours donnée à fond dans ses chaudrons). Sur ces tables, non seulement trouve-t-on une pensée pour chacun, mais aussi, bien souvent, LE plat sans lequel la fête ne serait pas la même. Celui que tous sans exception voient arriver sur la table avec envie. Chez Samuel, les croquettes de jambon de Loulou.

Tant de manifestations de leur amour de mères.De plusieurs manières, elles nous ont influencés et teintent (parfois sans même qu’on s’en rende compte) notre manière de cuisiner, de manger, de recevoir et d’offrir. Elles ont laissé leur marque dans notre esprit, comme un grand mélange de saveurs et d’odeurs réconfortantes souvent, confrontantes parfois. Parce que si nous avons tous notre recette préférée, nous pouvons avoir aussi le vif souvenir d’un plat pour lequel l’aversion était totale et qui revenait au menu malgré nos protestations. Nous apprenions alors, à coups de fourchette, que nous ne pouvions gagner tous les combats… et elles remplissaient leur rôle de maman. 

Tant de manifestations de leur amour de mère.